Quel beau week-end qui s’annonce en cette fin du mois de mai ! Le soleil est bien présent et la chaleur commence à s’atténuer. Nous sommes heureux de nous retrouver : Lucas, Florian, Alaric, Anne, Christophe, Nathan, Marty, Maxim et Xavier.

Toujours aux avant-postes, notre blanchisseuse, aidée de notre cuisinier et du soldat à la poudre — pardon, je me perds un peu dans les surnoms ! — sont les premiers sur le bivouac. Celui-ci est en hauteur. Nous ne le savons pas encore, mais cela sera notre chance.

Rapidement, nous voilà tous réunis et la bonne humeur s’installe. Nous montons nos tentes et partageons, comme à notre habitude, les denrées que chacun a ramenées. La soirée est festive.

Le tambour nous réveille de bonne heure, à 7 heures. Nous nous préparons tranquillement.

À 8 heures, nous récupérons la nourriture, puis la poudre à 8 h 30. Durant la matinée, le repas se prépare et mijote doucement, tandis que les cartouches sont confectionnées et mises en ordre.

L’école du soldat se met en place avec le 2e bataillon : les nouvelles recrues se perfectionnent, tandis que les anciens les rassurent et les accompagnent.

Puis vient l’heure du repas. Nous mangeons de fort bon appétit la soupe mitonnée par Christophe, toujours aussi parfaite.

Nous recherchons ensuite l’ombre pour profiter d’un peu de repos durant notre temps de pause. L’après-midi s’annonce prometteuse et la bataille devrait être magnifique.

À 14 heures, nous partons pour le rassemblement sur la place de Ligny afin d’accueillir notre Empereur. Il se présente à nous, majestueux, sur sa monture.

À 16 heures, nous nous dirigeons vers le musée de Ligny afin d’être rassemblés et dirigés vers le lieu de la bataille.

Le ciel se couvre alors. Le soleil disparaît peu à peu. Les premières gouttes tombent, lourdes, annonciatrices d’une averse orageuse… et, sans que nous le sachions encore, d’une soirée pour le moins mouvementée.

Et c’est le déluge qui commence.

Nous nous replions à l’abri : qui sous un auvent, qui à l’intérieur d’un bâtiment. Il pleut tellement que nous attendons une accalmie pour pouvoir retourner au bivouac.

C’est alors qu’une pluie de grêle, bientôt suivie de véritables grêlons, s’abat sur nous. Nous protégeons notre matériel du mieux que nous pouvons, tant bien que mal.

Nous apprenons alors que la bataille est annulée.

Sans feu — disparu sous la pluie —, nous décidons malgré tout de dîner à l’extérieur.

Nous ne savons pas encore, à ce moment-là, que d’autres péripéties nous attendent. Mais cela est une autre histoire, qui ne sera pas contée ici…

Le lendemain, au milieu des inondations qui ont causé tant de dégâts, nous repartons, déjà dans l’attente de nouvelles aventures.